Né le 6 janvier 1938 à El Mouradia, il a grandi à Belcourt. En plus de la musique, il était un footballeur de qualité. Ailier droit, il a joué sa dernière saison au début des années 1950, sous les couleurs de LA Redoute Club C'est à cette période qu'il s'intéressa à la musique à travers les cheikh El Anka, Mrizek et Hsissen notamment. Il rejoint l'orchestre du cardinal du chaâbi. A l'Opéra d'Alger, il fera de la comédie où il chantera Magrounet lehwajeb qui fut un succès. Il jouera dans la pièce Haroun Errachid.
Au lendemain de l'indépendance, c'est Mahboub Bati, compositeur qui lui a ouvert les portes de la chansonnette, qui le fit découvrir au grand public. Mais c'est le chaâbi, au sens large du terme qui accapara sa vie artistique. Il est le maître incontestable de tous les styles de musique dans le medh qu'il exécute avec perfection. Exilé depuis quelques années, Guerouabi ne manque pas de mettre un peu de baume au c½ur de ses compatriotes en interprétant des chants liés à l'amour et à la nostalgie. Il s'est produit l'été dernier à Alger devant un public record qui a renoué avec son idole.
Les rumeurs les plus folles avaient circulé à son sujet. On le disait gravement malade. Le cheikh déjà marqué par les vicissitudes de la vie aurait été victime d'un mal handicapant venu s'ajouter aux douleurs de l'exil que le chantre du chaâbi s'était imposé, malgré lui, loin des siens. S'il est vrai qu'il a eu des problèmes de santé et qu'il a subi une opération chirurgicale, somme toute banale, on était loin des propos alarmistes et inquiétants colportés ici et là.
Tel un phénix, Guerouabi renaît de ses cendres et s'offre un somptueux gala, quelques semaines plus tard, à marquer d'une pierre blanche dans les annales de la musique algérienne. Son retour sur scène au Théâtre de verdure d'Alger, l'été dernier, fut indéniablement un moment fort, un triomphe et pour le chanteur et pour l'enceinte qui n'avait jamais connu pareille affluence.
El Hachemi Guerrouabi s'est éteint dans la nuit du 17 juillet 2006 suites d'une attaque cardiaque qui l'a plongé dans un coma profond. Hospitalisé quelques jours auparavant pour insuffisance respiratoire, il n'a pu sortir de son coma et son état de santé s'est rapidement détérioré. On le savait très affecté par l'opération subie pour un diabète, en février 2005 à l'hôpital Saint-Louis à Paris, opération qui lui avait valu d'être amputé d'une jambe. Mais on se souviendra surtout que devant l'insistance des messages parvenant d'Alger, El Hachemi Guerouabi a donné, le 4 juillet 2005, un récital de plus de trois heures dans un Théâtre de verdure archi-comble.
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